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L’économie solidaire existe !

Dans "L’économie solidaire en pratiques", 31 acteurs décrivent leurs initiatives et analysent leurs activités, contribuant ainsi à démocratiser l’économie par leurs engagements citoyens.
Point de vue dans la culture avec un exemple, l’Ufisc.

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Plus l’on écrit sur la question de l’économie solidaire, moins les gens comprennent en quoi elle consiste, et surtout en quoi cela les concerne. C’est à partir de ce constat que Madeleine Hersent et Arturo Palma Torres ont publié en 2014 leur ouvrage sur « L’économie solidaire en pratiques » (Éditions Erès*), dans un véritable souci pédagogique, faisant le choix d’expliquer l’économie solidaire par ceux qui la font quotidiennement.

A travers les témoignages et analyses de 31 acteurs décrivant des expériences ancrées dans l’économie solidaire, ce livre permet de lever quelques confusions sur ce qu’est l’économie solidaire, de s’interroger sur les raisons de sa relative confidentialité et de mesurer ses apports spécifiques dans le débat socio-économique et politique actuel.

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Les initiatives présentées ici sont souvent très commentées, mais en réalité peu connues.
Elles permettent de mettre en évidence trois traits principaux qui singularisent l’économie solidaire :
-  La finalité de la production : celle-ci n’est pas uniquement l’intérêt commun d’un groupe : elle s’articule avec des objectifs touchant le modèle de société, l’utilité sociale.
-  La double dimension, articulant l’économique et le politique (entendu comme le vivre-ensemble).
-  Un modèle économique spécifique entre redistribution et réciprocité, entre initiative citoyenne et débat avec la puissance publique.

Pour illustrer ces propos, nous publions ici un des articles de cet ouvrage, de Patricia Coler, Déléguée générale de l’Ufisc (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles). Elle dresse un portrait de cette union de plus de 2 000 structures culturelles adhérentes qui revendique que l’on peut penser autrement la place et le rôle de la culture sur les territoires, et qu’on ne peut enfermer les actes culturels dans les seuls rapports marchands. L’Ufisc affirme que la diversité culturelle est « pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant », et qu’elle n’est possible que grâce à « l’existence d’actes de partage et de relations, de processus et de construction de valeurs et de sens, organisés dans le cadre d’une économie plurielle… »
Cet article, comme tous ceux qui parcourent ce livre, post-facé par Jean-Louis Laville, montre à quel point les initiatives de l’économie solidaire ouvrent, « à des possibilités plurielles et concrètes, qui sont à la fois utopiques et réalistes », selon l’expression de Boaventura de Sousa Santos.

Téléchargez l’article :

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* Nous remercions les Éditions Erès pour l’autorisation de reproduction du texte de Patricia Coler.



MAJ - juin 2015