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Pour des modèles économiques de la création artistique plus coopératifs et solidaires

Comment repenser les modèles économiques du spectacle vivant ? Comment reconnecter les sens, les valeurs et l’économie ? A partir d’une intervention de Philippe Henry [1], des chercheurs, artistes, élus(es), chargés(es) de la culture ou directeurs(trices) d’équipements culturels réunis par l’Institut de Coopération pour la Culture lui répondent.

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L’Institut de la Coopération pour la Culture poursuit ses séminaires de réflexion, d’échanges, et de propositions autour d’une question centrale « quelle politique publique pour une culture humaniste ? ». Les thèmes centraux de leurs travaux en 2015 s’articulent autour de la diversité culturelle, des singularités et du bien commun, des nouvelles modalités d’organisation et de gouvernance.

Ce cahier de l’Institut, présenté ici, est le fruit d’un séminaire de mars 2015, "Investir en urgence dans des modèles économiques de la création artistique plus coopératifs et solidaires". L’objectif est de reconnecter les sens, les valeurs et l’économie en considérant que les « problèmes financiers que connaît aujourd’hui le secteur culturel ne sont pas seulement liés à une restriction budgétaire. Prendre le temps d’explorer le thème des économies encastrées conduit à intégrer la notion de chaîne globale de valeurs qui ne peut en aucun cas se résumer à la seule gestion financière et comptable. »

Ce séminaire s’articule autour d’une intervention de Philippe Henry* qui poursuit ses recherches et réflexions sur la socio-économie du spectacle vivant, « Comment repenser les modèles économiques du spectacle vivant ? ». Il reprend ici des analyses et réflexions d’un « nouveau référentiel pour la culture », son dernier livre.
L’intervention de Philippe Henry part du constat des mutations globales de notre société et des tensions internes au monde du spectacle vivant, et en particulier de son modèle économique qu’il propose d’interroger avec un autre prisme que la seule analyse classique d’une économie de marché pas du tout adaptée à l’analyse du champ étudié.
Après avoir dressé quelques traits fondamentaux du fonctionnement socio-économique du spectacle vivant, de ses difficultés, des inégalités de ses situations professionnelles, et de ses clivages qui pourraient l’amener à se fragmenter, voire à se rétracter, il en propose une analyse problématisée, et surtout nous rappelle qu’il faut parler, non pas d’un modèle, mais de modèles socio-économiques.
Il nous invite ainsi à rechercher des solutions plutôt du côté d’une économie plurielle, d’une économie de variété et de proximité, où la dimension créative et relationnelle est première, y compris pour générer des ressources et des résultats financiers, et enfin du côté d’une économie coopérative et de solidarité tant le double partage des risques et des résultats est encore sans doute la meilleure des voies possibles.
Différents discutants, responsables culturels de collectivités, de scène nationale, d’administrations culturelles, d’organisations, artistes… s’emparent des pistes esquissées par le chercheur pour en poursuivre le cheminement à l’aune de leur expérience et de la place qu’ils occupent dans ce champ.

Accéder au document :

* Pour poursuivre la réflexion avec Philippe Henry :
1/ Territoires et ressources des compagnies : lire l’article
2/ Socio-économie de la culture, éléments d’analyse et de diagnostic :

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MAJ - juin 2015


[1Chercheur en socioéconomie de la culture, Maître de conférences HDR à la retraite de l’Université Paris 8 - Saint-Denis